Gélules, capsules, comprimés, sticks à diluer, poudres à réhydrater, pastilles à mâcher… Des milliers de probiotiques envahissent le marché actuel. Joliment présentés et bien marketés, certains d’entre eux peuvent nous inciter à leur faire confiance.

Comment faire le tri ?

1. Il est important de s’assurer d’une souche spécifique, bien identifiée et scientifiquement documentée. Chaque souche est dotée de propriétés différentes. Certaines produisent des substances antimicrobiennes qui inhibent la croissance des germes nocifs. D’autres renforcent les défenses naturelles ou améliorent le transit intestinal.

2. Il convient ensuite de vérifier l’origine de la souche et sa quantité. Un bon probiotique est d’origine humaine, isolé d’un intestin en bonne santé. Il a la propriété, au contraire de certaines souches de provenance animale, de s’accrocher à la paroi intestinale. Un probiotique de qualité doit contenir au moins 10 milliards de cellules microbiennes par gélule, qui demeurent viables et actives à la date d’expiration.

3. Il est temps de dévoiler la vérité sur la gélule gastro-résistante. Elle ne sert à rien d’autre qu’à avaler des phtalates, excipients principaux de l’enrobage « DRcaps™ ». Un bon probiotique doit naturellement résister aux conditions hostiles du transit intestinal. C’est pourquoi, la gélule peut être ouverte et son contenu peut être mélangé à un demi-verre d’eau plate ou à une cuillerée à soupe de compote de pomme.

4. Il est également important de préciser qu’un bon probiotique de ne doit pas contenir des prébiotiques, par exemple, des fibres de betterave, d’acacia ou d’agave, souvent très irritantes pour les intestins fragiles. Une consommation quotidienne de fruits et légumes est largement suffisante.

5. Il est conseillé de choisir un probiotique sans gluten pour les personnes souffrant de la maladie cœliaque ou encore sans amidon, sans lactose et sans sucre.

6. De même, il convient de vérifier s’il n’y a pas des nanoparticules comme E171 « dioxyde de titane » utilisées par certains fabricants pour blanchir leurs gélules. En plus d’être inutile au-delà de l’apparence esthétique du produit, cet additif peut être toxique même à très faible dose.

Ce qui coûte cher, c’est l’ignorance !